Comment Réaliser un Audit de Contenu en 7 Étapes (Modèle Google Sheets Inclus)




L’audit de contenu, c’est quoi?

Définition de l’audit de contenu

Dans la famille des audit SEO, je demande l’audit de contenu : qu’est-ce qui se cache derrière cette expression un peu technique ?

En fait, il s’agit d’une vérification de tout le contenu indexable de votre site internet.

C’est-à-dire le contenu qui est visible sur les moteurs de recherche.

Ce contenu web a pour but de générer du trafic organique vers votre site.

Vous allez donc utiliser l’audit pour voir si le contenu a tout ce qu’il faut pour générer ce trafic.

Si le site est fraîchement créé, vous n’aurez pas besoin de réaliser un audit de contenu.

Cela devient nécessaire une fois qu’un site a déjà pas mal de pages et d’articles de blog.

Une fois le processus enclenché, vous devrez prendre une décision quant à chaque page de votre site.

Les 5 actions qui en découlent

En fonction des résultats de votre audit, vous aurez généralement à choisir entre cinq actions qui auront des résultats différents.

Il s’agit soit de :

Garder la page : le contenu de la page est parfait et performe très bien en termes de trafic et de conversion.

Supprimer la page : son contenu est inutile pour votre audience et votre entreprise, et elle ne génère aucun trafic, backlinks et conversion. Elle gaspille donc le budget crawl qui est alloué au site pour être exploré par les robots de Google. Elle peut également empêcher les moteurs de recherche de trouver les contenus nouveaux ou republiés.

Désindexer la page : certaines pages sont utiles mais n’ont pas besoin d’être trouvées sur les moteurs de recherche. Dans ce cas-là, il faut utiliser l’instruction noindex pour les supprimer de l’index des moteurs de recherche.

Améliorer le contenu de la page : pour obtenir plus de trafic et de conversion sur des pages qui fonctionnent. On peut réactualiser certaines sections, ou allonger le contenu.

Consolider une page : cela se fait quand on a plusieurs pages ayant un contenu concurrent (c’est-à-dire traitant du même sujet). Vous gardez la meilleure page, consolidez son contenu et redirigez les autres pages vers celle-ci pour y concentrer tout le jus de référencement.

Cela peut faire gagner des positions et du trafic en très peu de temps!

Pourquoi réaliser un audit de contenu ?

Le but ultime de l’audit de contenu est que chaque page propose un contenu unique et utile.

A contrario, il faut partir à la chasse au contenu web pauvre, de mauvaise qualité, ou même dupliqué.

Rien de pire que d’en avoir des pages entières.

Pourquoi ?

Déjà, ce contenu dilue l’autorité globale du site.

Mais surtout, il expose à une pénalité de l’algorithme Panda de Google, qui sanctionne tout ce qui nuit à l’expérience utilisateur sur le site.

Et d’ailleurs, qui dit mauvaise UX, dit faible taux de conversion, donc… vous n’avez rien à perdre à améliorer la qualité de votre site.

Un autre avantage de l’audit de contenu ?

Faire gagner du temps : on peut booster les performances du site sans forcément avoir à créer de contenu nouveau.

Et… on prend de l’avance sur l’audit technique du site : eh oui, des pages supprimées, c’est moins de pages à analyser.

Les 4 KPIs décisifs

D’accord d’accord, il y a 5 actions qu’on peut mettre en place sur nos pages suite à l’analyse du site.

Mais comment savoir quelle est la bonne décision à prendre entre ces 5 actions ?

Pour déterminer ce qu’on va faire d’une page (la garder, la supprimer, la remanier, la mettre en valeur)… il faut regarder les 4 indicateurs de performance, ou KPIs, décisifs :

  • Le trafic organique des 3 derniers mois;
  • Le chiffre d’affaires et les conversions générés par la page ;
  • Le nombre de domaines référents pour la page (nombre de sites ayant fait au moins 1 lien vers la page : par exemple s’il y a un domaine référent, on va préférer consolider plutôt que supprimer pour ne pas perdre de backlinks) ;
  • Les métriques relatives à l’engagement des visiteurs (Temps passé, Taux de rebond, signaux sociaux…).

Une fois les données du site analysé collectées et classées dans un tableau d’audit, on peut utiliser ces métriques pour en filtrer l’affichage afin d’avoir une vue directe sur des informations décisives.

Les 4 Erreurs fréquentes

Attention, une mauvaise décision vis-à-vis d’un contenu et vous pouvez porter atteinte à votre trafic.

Voici les 4 erreurs que les gens font fréquemment en auditant leur contenu web :

  • Supprimer du contenu qui se positionne sur des mots-clés et génère du trafic ;
  • Supprimer du contenu ayant des backlinks (on perd du jus de référencement et de l’autorité : c’est vraiment s’auto-saboter) ;
  • Supprimer les pages qui convertissent bien le trafic ;
  • Supprimer le contenu à première vue inutile (sans backlinks, etc)… mais qui possède beaucoup de liens internes pointant sur lui.

L’importance de ce contenu est moins remarquable immédiatement, c’est pourquoi il faut bien analyser toutes les données avant de prendre une décision.

C’est parce qu’on n’est pas à l’abri de faire l’une de ces erreurs que je vous recommande de suivre le process que j’ai mis en place.

Les 7 étapes de l’audit de contenu

Dans ce chapitre, je vais vous présenter l’essentiel des étapes à parcourir pour réaliser un audit de contenu propre, efficace et méthodique !

Remarque:

Pour un déroulé minutieux et expliqué en détails, vous retrouverez ces 7 étapes dans ma formation complète Réussir Son SEO (RSS).

1- Evaluer les risques et définir l’orientation de l’audit de contenu

Avant toute chose : Évaluation des risques de pénalité Google

Pour connaître l’état de santé actuel de votre contenu SEO, allez voir si le site a été victime d’une pénalité Google par action manuelle.

Voici les différentes raisons qui peuvent valoir une pénalité Google :

  • Mauvaise qualité : fautes de grammaire, bourrage de mots-clés, inexactitudes… contenu maigre (“thin content”) ou copié sur d’autres sites.
  • Duplication de nombreux contenus : pages catégorie, tags de blog, pages avec variations de produits, pages archives… ou duplication externe, comme plagiat ou pages produits des sites ecommerce avec descriptions qui sont identiques à celles du fabricant.
  • Contenu non pertinent : sans rapport avec la thématique du site, ou optimisation trompeuse : par exemple, balises titres ne correspondant pas au propos.

Pour vérifier si le site n’est pas actuellement l’objet d’une pénalité, voir dans la Google Search Console la section “Sécurité et actions manuelles” :

Quand il y a un problème, les messages suivants peuvent apparaître :

  • “Spam généré par les utilisateurs”
  • “Balisage structuré qui contient du spam”
  • “Contenu peu informatif qui ne présente que peu ou pas d’intérêt”
  • “Technique de dissimulation”
  • “Texte caché et / ou accumulation de mots-clés”

Une fois le problème corrigé, vous pouvez demander à la Search Quality Team d’examiner et de lever la pénalité.

Deuxième type de pénalité : les filtres algorithmiques.

Ces derniers sont invisibles dans la Google Search Console.

Le filtre Panda, au même titre que Penguin, en fait partie depuis 2011.

Et il vérifie les sites en permanence…

On ne peut donc pas connaître officiellement les pénalités appliquées par les algorithmes, mais seulement constater une baisse notable des positions.

Vérifiez cela avec un outil de suivi de position comme le Rank Tracker d’Ahrefs, SEMrush ou l’outil gratuit SEO Hero Ninja.

Une chute de positions peut être due à une mise à jour de l’algorithme, dans ce cas-là Panguin Tool peut vous aider, puisqu’il permet d’établir le lien entre la chute et la mise à jour.

Ensuite, évaluez “manuellement” si le site se prête à des pénalités futures, à cause de problèmes évidents de contenu.

Pous vous aider à estimer la qualité du contenu, posez-vous les questions suivantes :

  • Y a-t-il beaucoup d’articles identiques et redondants ?
  • Hésiteriez-vous à fournir votre numéro de Carte Bleue ?
  • Le contenu semble-t-il tenter de manipuler les moteurs de recherche ?
  • Les contenus sont-ils bâclés ?
  • Y a-t-il une quantité excessives de publicités ?
  • Les articles sont-ils très courts, creux, inutiles ?
  • Peuvent-ils potentiellement générer des plaintes ?

Si vous répondez oui à une ou plusieurs de ces questions, vous avez affaire à un site avec des problèmes majeurs.

L’orientation de l’audit de contenu : en fonction des risques et de la taille du site.

Une fois que cela est fait, vous pouvez commencer à orienter votre audit de contenu en fonction :

1. De la taille de votre site
2. Du niveau de risque de pénalité qu’il présente.

Pour ce faire, j’utilise une matrice dont je vous présente les grandes lignes :

Pour un PETIT SITE < 100 pages indexées
Risque Scénario / Focus
Aucun Analyser les mots, Faire un Gap Analysis.
Problèmes majeurs Identifier le contenu, améliorable. Recommander la réécriture du contenu. Analyser les mots-clés.
Pénalité Identifier le contenu à améliorer, supprimer les contenus non améliorables.
Pour un SITE MOYEN : 100 – 1000 pages indexées
Risque Scénario / Focus
Aucun Identifier et prioriser le contenu à optimiser et améliorer tous les mois (amélioration constante, copyweiting). Gap Analysis du contenu.
Problèmes majeurs Identifier le contenu à supprimer / désinfexer, prioriser les pages à améliorer en fonctio du trafic, conversions et backlinks.
Pénalité Identifier les pages à supprimer / désindexer (0 trafic, 0 conversions, 0 backlink).
Identifier les pages améliorables.
Pour un GROS SITE : 1000 – 10000 pages indexées
Risque Scénario / Focus
Aucun Prioriser les contenus les plus importants à améliorer et optimiser continuellement Identifier pages à consolider, améliorer, supprimer.
Problèmes majeurs Identifier le contenu à supprimer / désindexer, prioriser les pages à améliorer en fonction du trafic, conversions et backlinks.
Pénalité Focus sur la suppression et désindexation du mauvais contenu. Prioriser les pages à améliorer.

Quelle que soit l’orientation / la priorité choisie, on se retrouvera toujours face aux décisions suivantes :

Le schéma présente la décision à prendre en fonction des cases que vous pouvez cocher pour chaque contenu.

Par exemple, si un contenu web est pertinent et utile, génère du trafic, mais n’est pas au top de son potentiel de trafic. Il a peut-être (mais pas obligatoirement) des backlinks, et il a peut-être un bon taux de conversion.

=> On va consolider ce contenu en en faisant un contenu parent ; les autres pages similaires seront redirigées vers cette page principale.

Méthode de l’audit de contenu : Le tableau de bord

Sur une feuille de calcul, je vous conseille de créer un tableau de bord listant les contenus par URL, les problèmes qu’ils présentent (en termes de qualité ou de performance) et les actions à entreprendre : garder, supprimer, améliorer, etc.

Pour les pages que vous ne gardez pas, détaillez-en les raisons.

Dans une section “Toutes les données et KPIs”, décrivez précisément chaque contenu : son titre, le nombre de mots, et inscrivez le maximum de métriques concernant ses performances.

Ou alors vous pouvez tout simplement accéder gratuitement à mon tableau de bord Google Sheets dédié à l’audit de contenu.

C’est à l’aide de ce tableau que je vais dérouler les étapes suivantes.

Voici la suite des métriques, avec les données remplies :

Remarque:

Si vous souhaitez une version automatisée de ce modèle (pour un gros gain de temps) et aimeriez apprendre d’autres process SEO étape par étape, ça se passe dans ma formation Réussir Son SEO (RSS).

2- Extraire les URLs indexables et collecter les données avec Screaming Frog

Il s’agit maintenant de remplir votre tableau.

La partie collecte de données est un peu laborieuse mais une bonne organisation et un outil puissant comme le crawler Screaming Frog, super logiciel d’audit technique et d’analyse On-Page, vont vous faire gagner beaucoup de temps.

Configurer Screaming Frog

Avec Screaming Frog, vous pouvez extraire toutes les URLS indexables, et faire correspondre les données collectées à ces URLs.

Attention, la version gratuite est limitée à 500 URL et limitée en fonctionnalités et configuration : il est nettement plus intéressant d’investir dans la version complète.

Configurez l’outil ainsi :

Une fois dans Screaming Frog, dans le menu supérieur cliquez sur Configuration > Spider, et dans le premier onglet “Crawl” de la fenêtre qui s’affiche, cochez les cases sur le modèle de la capture d’écran ci-dessous :

Ainsi de suite avec les onglets suivants :

J’ai laissé les Préférences par défaut.

Connecter les APIs d’outils tiers

Ensuite, il reste à connecter Screaming Frog aux différentes APIs disponibles dans l’outil.

Celles-ci permettront de remonter des outils tiers que vous utilisez régulièrement (comme Google Analytics) les données relatives aux backlinks, aux conversions, à la vitesse de chargement…

Elles sont essentielles pour prendre des décisions sur le sort de votre contenu.

Il faudra les ajouter au tableau que vous aurez préparé pour agir sur chacun de vos contenus.

Menu Configuration > API Access

On commence par Google Analytics pour le trafic organique et les conversions.

Suivez les étapes proposées pour connecter Google Analytics et configurez Screaming Frog ainsi :

  • User Account : sélectionnez votre propriété
  • Date Range : pour les gros sites, mettez au minimum les 3 derniers mois ; pour les petits, vous pouvez remonter jusqu’à un an.
  • Metrics, cochez et décochez les cases ainsi :All Metric Groups :
  • Session :
  • Page Tracking :
  • Goals :
  • Ecommerce :

Les autres onglets n’ont pas besoin de modifications, sauf si votre site a plus de 100 000 pages :

Ensuite on passe à la Google Search Console :Dans “Date Range”, on met la même date ; la seule chose à faire est de cocher la dernière case dans “General” :

On connecte ensuite Page Speed Insights :Créez d’abord une clé API en cliquant sur ce lien et suivez les étapes détaillées par les screenshots ci-dessous :

Création d’un nouveau projet :


Création de la clé API qui va relier l’outil à Screaming Frog :

Avant de coller la clé API, n’oubliez pas d’activer l’API Google Page Speed Insights en cliquant sur Bibliothèque :

Une fois activée, retournez dans Screaming Frog pour coller la clé et connecter l’API :

Maintenant, il faut configurer l’API en décochant d’abord toutes les cases de l’onglet “Metrics”, puis cochant uniquement celles de Lighthouse:

Enfin, il reste l’API de votre outils de backlinks, pour moi c’est Ahrefs :

En cliquant sur “Generate an API access token” (Générer une clé d’accès à l’API), le code est créé automatiquement par Ahrefs :

Plus qu’à le coller dans Screaming Frog et configurer l’API :

Analyser les contenus dupliqués dès le crawl initial

L’analyse de contenu dupliqué est importante pour identifier ce problème qui pourrait pénaliser les performances SEO d’un site (surtout ecommerce…)

Cochez “Enable Near Duplicates” pour retrouver les contenus similaires mais pas forcément dupliqués :

Il s’agit de focaliser sur le contenu inclus dans le corps de chaque page et non dans les zones de navigation globales communes à toutes les pages.

On va donc retirer de l’analyse l’en-tête, le pied de page, les sidebars.

La fenêtre qui s’ouvre me présente les balises exclues par défaut, mais je vais aussi vérifier sur mon site quelles balises sont utilisées pour ces zones de navigation globales.

J’accède au code source :

Avec l’outil de recherche je constate que c’est ok pour la balise <nav, qui est bien celle qui est utilisée pour mon menu :

Ce n’est pas le cas de :

Grâce à l’icône me permettant de survoler les différentes sections, j’accède au code et j’identifie la balise de la section pied de page :

Et voilà, je l’ajoute à Screaming Frog :

3- Identifier les contenus à garder

À présent, vous avez toutes vos données et vous pouvez les reporter dans votre tableau d’audit.

Quel contenu faut-il garder ?

Réponse :

Tout le contenu web qui génère du trafic organique, des conversions, et qui possède éventuellement des backlinks.

Sur un site ecommerce, il s’agit souvent des pages produits et catégorie.

Sur un site de service : les meilleurs articles de blog et la page d’accueil.

Dans le tableau, triez vos URLs en fonction de celles qui génèrent le plus de trafic organique.

Pour savoir si le taux de conversion de certaines pages est approprié à leurs performances en termes de trafic, il est intéressant de voir ce qu’il se passe du côté des autres marques.

De bons sites de benchmark pour cela : Growcode ou SmartInsights, qui vous donnent des taux de conversion par industrie.

Tous ceux qui ont une bonne moyenne peuvent d’ores et déjà être étiquetés “Garder”.

Il y a également des ressources importantes qui ne sont pas identifiables par leur taux de conversion.

Regardez donc :

  • La corrélation entre trafic organique et le nombre de domaines référents : si elle est forte, les pages sont à garder dans la majorité des cas.
  • Celles qui ne génèrent aucun trafic ou conversions mais qui ont beaucoup de liens internes pointant vers elles. Elles ne performent pas bien mais sont très importantes pour satisfaire l’utilisateur : il faut les garder. Attention donc à ne pas supprimer un contenu qui a beaucoup de liens internes.

4- Identifier les contenus à améliorer

Pour identifier les pages à améliorer, on va jouer sur 3 paramètres :

  • Le trafic organique -> il a le potentiel d’être supérieur,
  • Le taux de conversion -> il y a aussi du potentiel*,
  • Les problèmes de contenu -> il y a risque de pénalité.

*Les pages qui sont au-dessus du panier en termes de trafic doivent avoir un taux de conversion assorti, sinon on peut tout de suite leur assigner l’action “Améliorer”.

Ensuite vous allez devoir déterminer la stratégie d’amélioration à adopter, qui se fait en fonction de la position du site sur la matrice taille / situation (type de problème).

De retour dans le tableau de bord d’audit, on peut utiliser plusieurs filtres pour trouver des opportunités de pages à améliorer :

1er filtre : Les mots-clés

Pour voir sur quelles pages j’ai intérêt à chercher à avoir plus de trafic et de conversions, je peux classer mes URL en fonction du nombre de mots-clés sur lesquelles elles se positionnent :

J’ai aussi remarqué dans mon tableau d’audit que certains contenus performants ne convertissaient pas du tout.

Je les avais créés pour tester leur potentiel mais n’avait tout simplement pas ajouté de formulaire d’inscription.

Dans ce cas, il me suffit donc de remédier à ça :

2ème filtre : colonne Contenu Dupliqué

Que faire du contenu dupliqué ?

Si votre contenu dupliqué est interne, il faut lui assigner une action “Améliorer” pour varier le contenu et améliorer sa qualité.

3ème filtre : classer par URL

Efficace pour les gros sites : classer le tableau par URLs, pour déterminer s’il manque des URLs canoniques générant du contenu dupliqué.

Vous pourrez copier-coller en une seule fois, sur toute une suite d’URLs concernées, la même action “améliorer” et la recommandation suivante :

“Pour éviter la duplication de contenu, ajouter une balise d’URL canonique dans la section du code HTML à l’aide d’une balise link rel=«canonical»” (en indiquant la page d’origine, celle qui doit être indexée).

Pour faciliter la mise en œuvre de votre recommandation, ajoutez-y un exemple concret qui montre une balise link rel=«canonical».

4ème filtre : classer par titres

Un rapide survol des titres vous permet d’identifier des contenus obsolètes.

5ème filtre : Trafic / Temps passé sur la page

Si le temps moyen passé sur la page n’est pas à la hauteur du trafic qu’elle génère, il peut y avoir un problème de pertinence, de copywriting, de temps de chargement…

Si la raison ne relève pas d’un problème SEO technique, le mieux est d’aller évaluer les pages manuellement pour identifier les raisons en fonction du type de page / article.

5- Identifier les contenus à consolider

Qu’est-ce que la consolidation ?

C’est le fait d’identifier les contenus du site qui traitent d’un même sujet et qui ciblent les mêmes mots-clés ou des mots-clés très proches… et puis de décider quel contenu va jouer le rôle du parent : en général, c’est celui qui génère le plus de trafic.

Il faudra réfléchir à la manière dont seront consolidés tous les contenus enfants avec le contenu parent, de manière à n’obtenir qu’un seul contenu.

Lorsqu’ils ont été fusionnés, il faut mettre en place les redirections 301 des enfants vers les parents.

Et pourquoi consolider ?

Cela augmente le nombre de mots sur le contenu parent, et le rend plus complet et détaillé (donc de meilleure qualité).

La conséquence : une augmentation de son autorité, grâce au jus de référencement qui lui est envoyé mais aussi à l’acquisition de références extérieures.

Enfin, cela diminue la cannibalisation des mots-clés en supprimant la concurrence entre les pages.

Voici un effet vertueux de la consolidation :

Si l’on considère 2 articles similaires plutôt pas mal positionnés sur une même requête (6ème et 8ème positions par exemple).

En fonction d’un volume de recherche donné sur la requête en question (et du taux de clics enregistré sur cette requête), disons que le 1er article fait 3000 visites, et le second 1500 visites : ils totalisent 4500 visites.

Mais s’ils sont consolidés en un seul article et gagnent ainsi des positions sur la SERP, alors ce gain de position leur fera gagner des visites supplémentaires.

Disons que l’article consolidé atteint la 3ème place : le total des visites grâce à cette position peut s’élever à 6000.

Dans ce cas de figure, la consolidation aura fait gagner 1500 visiteurs.

Voici les filtres que l’on peut utiliser pour identifier les contenus à consolider :

1er filtre : La balise title

Ce filtre aide à identifier les sujets similaires.

Si vous avez plusieurs articles qui traitent d’un sujet similaire, vous pouvez choisir celui qui a le plus de trafic organique pour en faire l’article parent.

Attention, ce filtre peut également vous faire remarquer l’existence de pages au contenu maigre qui ne sont, par exemple, que des pages hébergeant des pièces jointes (comme les images à la une).

Là, vous êtes face à un cas de désindexation.

2ème filtre : Trafic faible / Domaines référents

En classant les URLs en commençant par celles qui reçoivent le moins de trafic, l’idée est de trouver celles qui ont tout de même quelques liens, pour tirer profit de leur jus de référencement.

De la même manière, vous allez fusionner ceux dont le sujet est similaire, en consolidant leur jus de référencement à travers celui qui est le plus performant.

Le mieux est de considérer les pages “beaucoup de backlinks, peu de trafic” comme des pages “enfants” et faire une redirection 301 vers une page “parent” plus autoritaire et plus performante.

3ème filtre : Nombre de mots / Domaines référents

On va faire la même chose à travers les pages qui ont un contenu assez court.

Certains contenus faibles ont tout de même des backlinks : il faut en profiter tout en renforçant la qualité d’un article parent plus performant.

6- Identifier les contenus à désindexer et à supprimer définitivement

Quels types de contenus désindexer ?

Ce n’est pas compliqué : ceux qui ont zéro trafic, conversion ou backlink… et que vous n’avez pas identifiés comme améliorables ou consolidables.

Et bien sûr, les pages qui n’ont aucun intérêt à être indexées, comme:

  • les pages panier,
  • politique de confidentialité,
  • connexion,
  • CGV,
  • catégories de blog,
  • tags,
  • auteurs,
  • archives…

Quels types de contenus supprimer définitivement ?

Encore plus facile : les pages qui ont zéro trafic, conversion ou backlink… mais qui en plus sont inutiles pour les visiteurs du site!

Dans quel(s) but(s) désindexer ou supprimer ?

  • Arrêter de gaspiller le budget crawl,
  • Éviter tout risque de pénalité par Panda.

1er filtre : Colonne URL ou fonction “recherche” de votre feuille de calcul

Trier de A à Z, ou rechercher des mots spécifiques dans l’URL, permet d’identifier les pages qui par nature doivent être désindexées : les pages tags, archives, catégories, auteur, et celles dont les URLs contiennent des paramètres, voire des URLs de recherche interne (type “?search=motclé”).

Exemple avec les pages catégorie de mon blog :

Il y a également des URLs générées par des plugins, qui chez moi (WordPress) donnent :

Les pages pauvres hébergeant des pièces jointes (comme les images à la une) diluent également l’autorité de votre site.

2ème filtre : Trafic nul / 0 Backlink / 0 conversion

Là, il faut trier les données de ces colonnes de A à Z (du plus petit au plus grand).

Pour les pages qui cumulent les zéro, il faut choisir entre désindexation et suppression en jetant un œil aux données sur les liens internes pointant sur la page.

Attention :

Des pages sans liens internes restent essentielles :

  • les landing pages,
  • pages de confirmation,
  • ou page de remerciement destinées à générer des leads.

À désindexer seulement !

3ème filtre : le contenu dupliqué

Classez cette fois-ci la colonne en question du plus grand au plus petit en filtrant / éliminant les 0, pour voir d’emblée les contenus les plus dupliqués.

Grâce au crawl de Screaming Frog et aux snippets Google, trouvez pour les désindexer ("noindex, follow" pour continuer à suivre les liens internes) :

  • les articles invités qui ont été publiés sur le site et qui à l’origine avaient déjà été publiés sur d’autres blogs.
  • du contenu dupliqué qui ne mérite pas d’être amélioré car il n’a aucune performance, backlinks etc.

Ou bien des contenus que le propriétaire du site a plagiés : à supprimer.

4ème filtre : Nombre de mots / Trafic organique

Classez le nombre de mots de A à Z pour voir d’abord tous les contenus maigres.

Parcourez-les : beaucoup d’entre eux n’étant pas destinés à attirer du trafic, on peut les désindexer.

Vous trouverez aussi des pages vides auxquelles il faudra assigner l’action “supprimer”.

Et si ces dernières possèdent des liens internes ?

Alors, une action supplémentaire est requise : mettre ces liens à jour vers des ressources pertinentes.

5ème filtre : Balise title

Triez la colonne “Title” de A à Z pour identifier les contenus obsolètes et sans aucune performance, à supprimer définitivement…

…en mettant toujours à jour les liens internes qui pointent vers eux.

7- Rédiger le rapport d’audit de contenu

Votre tableau de bord est beau et complet, certes, mais il n’est pas compréhensible par un client ou une équipe.

Vous allez vouloir l’accompagner d’un rapport synthétisant l’audit de contenu.

Il comprendra :

  • Une section “À lire attentivement” pour avertir le propriétaire du site sur les risques dans l’application des recommandations (clause de non-responsabilité). Conseillez au client de faire un back-up de son site et un benchmark du trafic organique pour mieux analyser les évolutions.
  • Une synthèse des premières constatations (nombre de pages indexées, problèmes majeurs et pénalités)
  • Une présentation de la stratégie et du focus de l’audit de contenu :
  • Un résumé des actions à mener : résumer le nombre d’URLs à garder, à améliorer, etc., en renvoyant vers le tableau d’audit pour plus de détails sur la marche à suivre.

Pour parvenir aux nombres du tableau, réalisez la formule dans votre Google Sheet ou feuille Excel suivant l’exemple ci-dessous :

Pour les actions :

=COUNTIF(D3:D599,“Garder”)

Renseignez la zone de la colonne “Action” et filtrez par le nom de l’action concernée.

Pour le trafic organique cumulé sur 1 an :

=SUMIF(D3:D599,”Garder”,I3:I599)

Renseignez la zone de la colonne “Action” et filtrez par le nom de l’action concernée + renseignez la zone de la colonne “Trafic organique”

Sous ce tableau, expliquez les raisons pour lesquelles chaque action est requise (chacune peut avoir différentes raisons).

N’hésitez pas à ajouter des erreurs techniques que vous avez remarquées au passage.

Une section “Recommandations” qui liste toutes les actions à réaliser par ordre de priorité.

Cette liste doit être en accord avec la stratégie et le focus présentés au début.

Comme pour mon site de taille moyenne, je n’ai pas identifié de problème majeur ni de risque de pénalité, je priorise l’amélioration et la consolidation du contenu pour me focaliser sur le potentiel de trafic.

Des actions parallèles peuvent être nécessaires…

Par exemple trouver de nouveaux mots-clés à travers un “Gap analysis”, et poursuivre la stratégie par la publication régulière de nouveaux contenus, etc.

Déroulez ainsi toutes les actions à entreprendre par ordre chronologique.

Et voilà, vous avez un rapport d’audit de contenu, agrémenté de votre logo, qui permet à vos interlocuteurs de comprendre les résultats et leurs recommandations grâce à une vue d’ensemble.

Le tableau d’audit viendra détailler toutes les actions à entreprendre et la personne en charge des actions pourra passer de l’un à l’autre par ordre de priorité.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’un audit de contenu?

L’audit de contenu est un inventaire de toutes les URLs indexables d’un site web, et une analyse de leurs performances dans le but d’entreprendre des actions permettant d’optimiser le trafic et les conversions.

Pourquoi faire un audit de contenu?

L’audit de site internet permet d’identifier les contenus efficaces, uniques, à fort potentiel ou au contraire les pages “poids lourds” qui ne bénéficient pas aux utilisateurs et au site en général :

En plus d’augmenter les performances d’un site, il fait gagner du temps sur son audit technique.

Vous allez l’entreprendre sur un site dont le contenu, publié depuis un moment, a besoin d’une réorganisation voire d’un bon coup de balai pour continuer à satisfaire les visiteurs et les moteurs de recherche.

Comment faire un audit de contenu (étapes)?

Pour faire un audit de contenu, il faut déterminer la stratégie et des priorités à adopter en fonction du type et de l’état du site que l’on analyse.

Avec l’aide d’un tableau d’audit et d’un outil SEO comme Screaming Frog, on extrait et classe toutes les données concernant les URLs et leurs performances et on décide des actions à entreprendre pour chaque page :

  • Garder
  • Supprimer
  • Désindexer
  • Améliorer
  • Consolider

Cela se fait en 7 étapes :

1.Évaluer les risques et définir l’orientation de l’audit
2.Extraire les URLs indexables avec Screaming Frog et rassembler les données dans un tableau
3.Identifier les contenus à garder
4.Identifier les contenus à améliorer
5.Identifier les contenus à consolider
6.Identifier les contenus à désindexer ou supprimer
7.Créer un rapport d’audit de contenu, synthétisant toutes les recommandations indiquées dans le tableau d’audit

Quels outils utiliser pour un audit de contenu?

Pour faire un audit de contenu, vous allez avant tout avoir besoin du crawler SEO puissant qu’est Screaming Frog SEO SPIDER, et ses APIs de Google Analytics, Google Search Console, Page Speed Insights, et Ahrefs.

Pour collecter et trier les métriques reçues, je vous conseille d’utiliser un tableau d’audit sur le modèle du mien (créé sur Google Sheets et disponible dans ma formation Réussir Son SEO (RSS)), afin d’organiser les actions à mener ensuite directement sur le site web.

2 Commentaires

  • Mathieu Répondre

    Très bon article Rémi ! Merci pour cette belle ressource.

    Tu récupères les KPI de performances de Page Speed Insight mais les utilises-tu comme critères pour garder / consolider / supprimer tes pages ?

    • Rémi Mondina Répondre

      Hello Mathieu, avec plaisir et ravi que ça puisse te servir. Dans le cadre de l’audit de contenu, le fait d’extraire la vitesse de chargement permet d’identifier un éventuel problème d’optimisation au niveau des images. Donc ça permet de vérifier ce point. Ca ne mange pas de pain… une lenteur peut être dû à un aspect purement technique, mais ça peut aussi être dû à une grande quantité d’images trop gourmandes en ressource… donc relatif au contenu média.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas visible.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Drujok

Formation SEO et stratégies de référencement
naturel avancées

Entreprise Accueil A propos Contact
Se connecter
Mentions légales | Politique de confidentialité | Copyright © 2021 drujokweb.fr
Partagez
Tweetez
Enregistrer
Partagez